L'observation a été faite ce 2 avril 2025, lors d'une présentation au Sénat portant sur le plan national de prévention et de gestion des catastrophes affectant diverses régions du pays durant cette période critique. Le ministre a toutefois assuré que les autorités surveillent activement ces zones pour protéger les populations avant toute catastrophe

Le ministre Murasira a également précisé que plus de 25 000 hectares de terres agricoles, 200 infrastructures et 23 bâtiments publics, dont des bureaux et des églises, étaient susceptibles d'être endommagés.

Dans le district de Rusizi, 88 ménages sont particulièrement exposés aux risques, contre 452 à Rubavu, 424 à Rutsiro, 364 à Nyabihu et 100 à Nyamasheke.

" Nous surveillons tout cela de près et identifions les zones où une vigilance accrue est nécessaire. En cas de menace ou de risque imminent, nous alertons la population à l'avance et, si une catastrophe survient, nous sommes prêts à intervenir immédiatement ", a-t-il déclaré, soulignant que la saison des pluies est la période où les catastrophes naturelles sont les plus fréquentes dans plusieurs régions du pays. Murasira a également rappelé que la foudre constitue l'une des principales causes de décès et qu'elle peut survenir à différentes périodes de l'année.

Le ministère en charge de la Gestion des Catastrophes (MINEMA) indique que les districts de Rubavu, Rutsiro et Nyabihu sont les plus exposés aux catastrophes naturelles, ce qui exige une vigilance accrue et des actions de sensibilisation préventive pour protéger les populations.

" Dans certaines zones identifiées comme vulnérables aux catastrophes, nous avons renforcé nos actions de surveillance ", a ajouté le ministre Murasira, affirmant que la résilience des différentes régions du pays face aux catastrophes naturelles est actuellement estimée à 46 %.

" Le niveau de résilience est encore faible. Une étude que nous avons menée sur la capacité du pays à faire face aux catastrophes révèle qu'au niveau des infrastructures et de l'agriculture, nous n'avons atteint que 46 % de notre capacité à l'échelle nationale. Cela signifie que certaines zones sont plus résistantes que d'autres. Plus le niveau de résilience est bas, plus les dégâts sont importants, même un vent faible pouvant suffire à emporter une maison ", a-t-il précisé.

Le ministère en charge de la Gestion des Catastrophes (MINEMA) souligne que lorsqu'une zone est touchée par une catastrophe, les opérations de réparation et d'intervention doivent être menées sans délai. Tout retard aggrave les dommages et accroît la vulnérabilité des infrastructures.

Actuellement, le Rwanda dispose de 14 sites pouvant accueillir des personnes déplacées en cas de catastrophes naturelles.

Les chiffres montrent que les catastrophes naturelles survenues au Rwanda en 2023 ont causé des dégâts estimés à plus de 222,3 milliards de francs rwandais.

le Ministre en charge de la Gestion des Catastrophes a indiqué que 522 zones abritant 22 000 maisons et environ 100 000 habitants sont exposées aux catastrophes naturelles
L'observation a été faite lors d'une présentation au Sénat portant sur le plan national de prévention et de gestion des catastrophes affectant diverses régions du pays
Les catastrophes naturelles survenues au Rwanda en 2023 ont causé des dégâts estimés à plus de 222,3 milliards

IGIHE



Source : https://fr.igihe.com/Le-ministre-Murasira-signale-522-zones-exposees-aux-catastrophes-naturelles.html